Commune de Saint Cyr

Présentation de la commune

PRESENTATION ET SITUATION DE LA COMMUNE

Notre petit village de Saint-Cyr est situé dans la Presqu'île du Cotentin, dans le département de la Manche, en région de Basse-Normandie.

Longitude: 1° 25' 06" Ouest

Latitude: 49° 29' 20" Nord

Altitude: de 8 m à 84 m, la moyenne étant à environ 46 mètres.

Superficie: 570 hectares

Le tracé de la commune est étonnant: du Nord au sud, elle s'étend sur près de 4,5Km mais n'est large que de 600 mètres environ à peu près à hauteur de l'église et du vieux presbytère.

Notre commune est entourée par celles de Montebourg, Hémévez, Sortosville, Huberville, Eroudeville, Saint-Germain de Tournebut et Le Ham.

Au recensement 2010, Saint-Cyr comptait 210 habitants qui s'appellent Saint-Cyrien(ne)s.

Evolution du nombre d'habitants au cours des derniers siècles:

 

179318001806182118311836184118461851
311 370 405 351 381 357 333 331 330
185618611866187218761881188618911896
264 291 256 215 241 222 205 223 204
190119061911192119261931193619461954
219 211 204 205 182 207 185 188 189
1962196819751982199019992007--
170 138 139 164 166 178 193 - -

source: wikipedia


HISTOIRE

Antiquités

L'ancien nom de Saint-Cyr était Sanctus Cyricus et aussi SS Cyricus et Julitta.

C'est le premier village situé sur la voie romaine d'Alleaume à Saint-Côme et de Valognes à Coutances. Il est probable que ce fut un camp romain.

Crociniatum (le nom ancien) était la capitale de la tribu des Unelles qui occupait le Nord-Est et le centre du département. Les Romains n'appréciant pas l'emplacement de cette ville gauloise, celle-ci déclina vite et Alleaume lui succéda pour devenir pendant plusieurs siècles le chef-lieu administratif des Unelles.

On y trouve des traces romaines notamment au lieu-dit "Le Castelet" ainsi qu'au pied du camp de Montcastre vers le Nord.

Vers 1805, lors de fouilles archéologiques, trois torques d'or ou "hausses-cols", qu'Arcisse de Caumont date de l'ère celtique,  furent trouvés entre "Alauna" et le camp romain voisin de Montebourg.

Histoire médiévale

Avant la fondation de l'abbaye de Montebourg, "le Mesnil de Saint-Cyr et son église" dépendaient du domaine ducal de Guillaume le Conquérant.

Vers 1082, lors de la fondation de l'abbaye, Guillaume offrit Saint-Cyr aux moines.

Depuis cette date et jusqu'à la Révolution, Saint-cyr dépendit donc de l'abbaye.

Histoire contemporaine

En 1886, le château de Saint-Cyr appartenait au vicomte d'Auxois.

 

PATRIMOINE

L'église Saint-Cyr et Sainte-Julitte, placée en promontoire, plonge sur la vallée de la Sinope.

Elle conserve son plan roman en forme de croix et fut restaurée au XVIIè siècle. À l'intérieur, la voûte et la nef sont lambrissées. Le choeur et le transept appartiennent au style gothique.

Un groupe sculpté en "pierre calcaire polychromée sous un badigeon" datant du XIVè siècle représente Sainte Julitte tenant Saint Cyr par la main.

Cette statue appartient à la liste des objets classés aux Monuments historiques (depuis le 18/03/1994).

Sur la petite place, se trouve un puits surmonté d'un oratoire.

PERSONNAGE REMARQUABLE

Petite commune modeste, Saint-Cyr peut cependant s’enorgueillir d’avoir vu naître et mourir un personnage que l’on peut qualifier de remarquable à la fin du 18è siècle : l’abbé Jean-Baptiste Gardin-Dumesnil.

Né le 13 août 1720, à Saint-Cyr, il passa ses jeunes années à l’étude des Lettres qu’il enseigna ensuite tout au long de sa vie.

Après avoir été professeur au Collège de Lisieux, il enseigna la Rhétorique au Collège d’Harcourt (actuel lycée Saint-Louis) en 1758. En 1764, après la faillite financière des Jésuites et leur suppression, M. Gardin Dumesnil, nommé Principal, fut le premier directeur du Collège Louis-le-Grand (ancien Lycée impérial sous Napoléon).  

Les écrits à son sujet vantent ses mérites, sa vertu, sa « connaissance profonde des langues grecque et latine », son « esprit solide », son « goût sûr » et son « talent admirable pour transmettre à ses élèves la science qu’il possédait ».

À sa retraite, il fonda à Saint-Cyr une école gratuite pour les enfants qui devaient y recevoir la première instruction et les premiers principes des Langues Anciennes. De plus, il fit bâtir à ses frais une maison abritant une salle de classe et le logement de l’instituteur pour lequel, par dotation, il assura la subsistance et les honoraires.

L’instituteur devait assurer l’instruction primaire, savoir le latin et l’enseigner aux deux enfants qui montreraient le plus de dispositions pour cette discipline.

Mais avec la Révolution, son école fut anéantie et Gardin Dumesnil, refusant de prêter serment, dut s’enfuir à l’étranger.

À la fin des troubles, il revint  en France et se retira à Valognes où il mourut le 16 floréal de l’an X de la République (6 mai 1802 de notre calendrier grégorien). Il fut inhumé le même jour dans le cimetière de Saint-Cyr Bocage.

L’épitaphe inscrite sur sa tombe mentionne que Jean-Baptiste Gardin-Dumesnil fut également Chanoine de l’église Notre-Dame de Paris.*

Il rédigea un livre sur les « Synonymes latins »  édité pour la première fois en 1777. Une deuxième édition revue, corrigée et considérablement augmentée parut en 1778.

*Inscription que l'on peut lire sur la tombe de Jean-Baptiste Gardin Dumesnil:

"Cy gist le corps de Jean-Baptiste Gardin prêtre, chanoine de l'église métropolitaine de Notre-Dame de Paris, professeur émérite de réthorique,au collège d'Harcourt, ancien principal du Collège Louis le Grand, bachelier en Sorbone, fondateur de l'école de Saint Cyr, né audit lieu le 13 aoust 1720, et décédé à Valognes le 6 may 1802. - Requiescat in pace." 

"A côté de sa tombe est une autre dalle portant l'inscription suivante:

Louis François Gardin, prêtre, curé de Damart, décédé le huit mars......âgé de 76 ans et huit jours. - Priez Dieu pour lui."



 




 





 

L'histoire en quelques chapitres


 
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HISTOIRE
 
 
PATRIMOINE
 
 
PERSONNAGE REMARQUABLE